Participation francophone

  • Michel Liégeois et David Morin (sous la direction de), « Guide du maintien de la paix (2012) – Espaces francophones et opérations de paix (le lien est externe)« , Athéna éditions, 2013. Dans ce numéro spécial constituant l’édition 2012 du « Guide du maintien de la paix », le collectif d’auteurs s’interroge sur la spécificité des OMP dans les espaces francophones. Morin, Théoux-Bénoni et Zahar analysent la francophonisation du maintien de la paix en lien avec l’augmentation exponentielle du nombre de Casques bleus dans les pays francophones. Ramel examine les instruments et les institutions de l’OIF et leur articulation avec celles de l’ONU. Liégeois s’attache à l’évolution du maintien de la paix de la Belgique en zone francophone tandis que Koepf présente les problèmes des opérations de paix sous l’égide de la France en Afrique francophone. Besancenot décrit la difficile émergence d’une pratique hexagonale de la réforme du secteur de la sécurité. Nous trouvons ensuite deux études de cas : celle de Simonen sur l’analyse de la justification de l’intervention du gouvernement français en Côte d’Ivoire et la mission de l’ONU en Haïti vue dans une perspective postcoloniale (Moreno, Vianna Braya et Siman Gomes).
  • Justin Massie et David Morin, « Francophonie et opérations de paix. Vers une appropriation géoculturelle(le lien est externe)« , Etudes internationales, Volume 42, Numéro 3, 2011, p. 313–336. L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) s’écarte-t-elle de sa vocation originelle? Cet article s’interroge d’abord sur la finalité et les objectifs de la Francophonie. Alors que les uns estiment que l’OIF est un vecteur de domination hégémonique, d’autres jugent qu’elle représente un véritable acteur politique international anti-hégémonique qui possède une valeur ajoutée propre en matière de paix et de sécurité. La Francophonie s’avère cependant davantage une institution fondée sur le principe d’appropriation géopolitique d’un espace géoculturel distinct. Dans cette perspective, l’article retrace la prise en charge croissante par l’OIF de ce rôle distinct et nécessaire en matière de sécurité internationale et cerne sa valeur géoculturelle ajoutée.