Conduite des opérations

  • Ingrid Munch et Aiko Holvikivi, “Measuring and documenting the contribution of gender training to transforming peacekeepers’ mindsets and behaviours(le lien est externe)”, DCAF, février 2022. Cette annexe complète le document ci-dessous. Elle fournit élection d’outils et de techniques qui peuvent être utilisés pour générer des données de base sur les attitudes de genre au sein d’une institution du secteur de la sécurité d’un TPCC, et pour mesurer les progrès par rapport à la formation en matière de genre et aux processus de changement institutionnel plus larges. Si les pays contributeurs de troupes s’orientent vers la formation au maintien de la paix en matière de genre pour contribuer à la participation significative des femmes dans les opérations de paix, cette sélection d’outils est un moyen de documenter le succès et (plus important) la manière dont le changement se produit dans les institutions masculines.
  • Ingrid Munch et Aiko Holvikivi, “Saving the world, one gender training at a time(le lien est externe)”, DCAF, février 2022. Cette note d’orientation porte sur la manière dont les pays contributeurs de troupes et de police (TPCC) peuvent tirer parti de la formation en matière de genre, dans le cadre de processus de transformation institutionnelle plus larges, pour renforcer la participation significative des femmes aux opérations de paix et pour développer un maintien de la paix véritablement sensible au genre.
  • Jake Sherman et Albert Trithart, « Strategic Communications in UN Peace Operations:(le lien est externe) From an Afterthought to an Operational Necessity(le lien est externe) », IPI, août 2021. Dans cetl article, les deux auteurs Jake Sherman et Albert Trithart partent d’un constat : l’utilisation de la communication dans les OP de l’ONU est un outil essentiel pour mener à bien leurs mandats ; en particulier, la nature proactive et stratégique des activités de communication d’aujourd’hui peut être bénéfique à la performance des missions. Cependant, ils mettent en garde contre les risques opérationnels et réputationnels que l’utilisation significative des réseaux sociaux et des smartphones peut entrainer. En effet, ces outils offrent aussi aux groupes armés et autres parties la possibilité de façonner les perceptions du paysage politique, de saper la confiance dans les missions et de mobiliser la violence contre le personnel de l’ONU. Face à ces nouveaux défis, les missions de l’ONU ont renforcé leurs capacités de communication et modifié leur approche. Néanmoins, nombreux sont les chefs de mission qui ne considèrent pas la communication stratégique comme un élément central de la planification et de la prise de décision. La plupart des missions ne disposent pas d’un personnel de communication stratégique possédant les compétences spécialisées et actualisées nécessaires, et il y a un manque général de formation.
  • Aiko Holvikivi, « Training the Troops on Gender: The Making of a Transnational Practice(le lien est externe)« , International Peacekeeping, janvier 2021 Dans cet article, Aiko Holvikivi s’intéresse aux différentes approches et enjeux de la formation des forces de maintien de la paix sur les enjeux de genre. Dans cette étude transversale, elle souligne l’importance d’apporter un regard critique sur la littérature existante, en particulier vis-à- vis de la définition du terme « genre » lui-même et de son application au maintien de la paix, éléments très variables et subjectifs selon les instances de formation. L’observation des données empiriques sur la formation confirme en tout cas l’engouement croissant pour cet enjeu, et le soutien politique dont il bénéficie.
  • Marina Caparini, « Gender training for police peacekeepers: Approaching two decades of United Nations Security Council Resolution 1325(le lien est externe)« , SIPRI, octobre 2019. L’article souhaite dresser un bilan des 20 ans de la première résolution onusienne portant sur le rôle et la place des femmes dans les domaines de la paix et de la sécurité. Partant de l’angle de la formation policière, l’article souligne les limites de l’approche genrée de la formation pré-déploiement. Il affirme notamment que les nombreux documents d’orientation et de formation de l’ONU n’ont pas permis de mieux comprendre et intégrer la problématique hommes-femmes dans le maintien de la paix, ni d’appréhender la façon d’appliquer une perspective « sexospécifique » au maintien de la paix. Aussi, l’auteure appelle à un meilleur suivi et évaluation post-déploiement, en affirmant que la faiblesse des moyens d’évaluer les formations limite la compréhension de leur efficacité en matière d’égalité des sexes.
  • Être acteur des opérations de paix des Nations unies – Le guide pratique des pays contributeurs, 2019. Ce guide est un véritable mode d’emploi en langue française de la contribution aux missions de la paix. Ce guide, dont l’objectif est d’encourager les pays de l’espace francophone à contribuer plus significativement aux missions de paix, passe en revue les étapes pratiques et les démarches à réaliser pour que l’ONU puisse déployer les militaires et policiers francophones tout en accompagnant les États contributeurs dans une démarche d’amélioration de la performance de leurs unités. Il s’articule autour de six différents chapitres correspondants à l’ensemble des phases d’engagement puis de déploiement d’une OMP : Processus d’inscription d’une offre de contribution dans le système de préparation de capacités de maintien de la paix ; S’inscrire dans la génération de force ; Négocier le Mémorandum d’accord ; S’engager dans le cadre d’un mandat ; Former et préparer un déploiement ; Construire un modèle économique soutenable dans la durée. Plus d’infos ici.
  • Jefferson Brehm, « The Loss of Arms and Ammunition in Peace Operations: Mapping and Addressing the Challenge(le lien est externe)« , Global Peace Operations Review, juin 2018. Dans cet article, Jefferson Brehm s’appuie sur les recherche de Small Arms Survey(le lien est externe) (SAS) pour étayer ses propos, et plus particulièrement sur une étude réalisée en octobre 2017 dans le cadre du projet Making Peace Operations More Effective (MPOME) sur les pertes d’armes et de munitions dans les opérations de paix des Nations unies. Il ressort des travaux du SAS que la perte de matériel pendant les opérations de paix est routinière et généralisée. À la suite de plus d’une douzaine de missions entreprises par l’ONU et plusieurs organisations régionales, des milliers d’armes légères et de petit calibre et des millions de munitions sont entrées sur le marché noir. Cet article expose plusieurs aspects de ce phénomène, à commencer par le fait que les pertes de matériel se produisent dans de nombreuses circonstances et ne se limitent pas aux missions dirigées par l’ONU ni même aux déploiements militaires. De plus, les pertes ne résultent pas uniquement d’attaques directes contre les soldats de la paix mais aussi de la corruption et des mauvaises pratiques des forces de maintien de la paix. En effet, si l’ONU a adopté un certain nombre de procédures de sécurité physique et de gestion des stocks (PSSM) d’armes, leur développement et mise en œuvre sont largement délégués aux missions, ce qui fait considérablement varier leur effectivité d’une mission à l’autre, voire d’un contingent à l’autre. Plusieurs facteurs expliquent ces différences dans les pratiques de PSSM pour les installations de stockage d’armements, à savoir le type et la disponibilité des structures de stockage et autres ressources, l’environnement sécuritaire dans lequel les missions opèrent et la nature temporaire de la plupart des opérations de paix. La normalisation et l’uniformisation des pratiques dans l’ensemble des missions résoudraient ainsi un bon nombre des lacunes existantes en matière de sécurité des stocks.
  • Timothy J.A. Passmore, Megan Shannon et Andrew F. Hart, « Rallying the troops: Collective action and self-interest in UN peacekeeping contributions(le lien est externe)« , Journal of Peace Research, mai 2018. Timothy J.A. Passmore, Megan Shannon et Andrew F. Hart s’interrogent sur les facteurs qui favorisent ou empêchent que les missions atteignent la capacité autorisée en personnel dans les mandats. En effet, des ressources insuffisantes peuvent constituer des défis majeurs pour l’efficacité de la mission et menacer la sécurité du pays hôte, voire de la région. Cette étude établit les raisons pour lesquelles les missions échouent à obtenir le nombre de personnel autorisé par le Conseil de sécurité en explorant le rôle du « free-riding » parmi les États membres de l’ONU. Le free-riding peut être compris comme le fait que certains États profitent des bénéfices des opérations de maintien de la paix sans y avoir eux-mêmes contribué. Les auteurs proposent deux solutions à ce phénomène appliqué aux opérations de maintien de la paix. Il faut tout d’abord promouvoir des missions avec un nombre plus restreint d’États contributeurs qui fourniraient un plus grand nombre de personnel, ce qui favoriserait une plus grande implication des pays dans la mission et la responsabilisation des États dans le maintien de la paix. Il faudrait ensuite inciter les États à fournir du personnel en leur proposant des avantages personnels plus directs, notamment en termes économiques, comme par exemple en augmentant la rémunération financière des personnels déployés.
  • Berman & al, « Making a Tough Job more Difficult: The Loss of Arms and Ammunition in Peace Operations(le lien est externe)« , Small Arms Survey, octobre 2017. Eric G. Berman, Mihaela Racovita et Matt Schroeder, reviennent sur les pertes d’armements et de munitions qui surviennent lors d’opérations de maintien de la paix, ainsi que sur les efforts menés afin de minimiser l’acquisition non-autorisée et la mauvaise utilisation de ce type de matériel. Ces pertes, qui touchent aussi bien les fusils d’assaut, les pistolets ou même les véhicules blindés, représentent au total des milliers d’armes et des millions de munitions volatilisées. La disparition de ces équipements représente un danger, d’une part pour les  troupes engagées dans les opérations de maintien de la paix, d’autre part pour les populations civiles qu’elles sont censées protéger. Qu’elles soient volées, abandonnées sur le terrain ou encore saisies par des groupes armés ou des organisations criminelles, la disparition de ces armes et munitions résulte, la plupart du temps, de la conduite même des opérations de maintien de la paix en zones à hauts risques. Cependant, ce rapport démontre également qu’une quantité considérable d’armements disparait à cause de mauvaises pratiques, de méthodes de surveillance inappropriées ou encore de problèmes de corruption.
  • Peter Rudolf, « UN Peace Operations and the use of military force »(le lien est externe)IISS, août 2017. Peter Rudolf est revenu sur la nécessité de trouver un juste milieu dans l’utilisation de la force dans les opérations de maintien de la paix. Peter Rudolf rappelle que ces dernières années, le caractère varié des terrains d’intervention et la diversification des menaces ont amené les OMP à se militariser et a de plus en plus utiliser la force dans le cadre de leur mandat. La dimension « contre-insurrectionnelle » de certaines OMP, comme la MONUSCO ou la MINUSMA, a établi un flou autour de la frontière entre le maintien de la paix et « l’application de la paix ».
  • Ministère de la Défense français (DGRIS), ‘’Guide de la génération de force(le lien est externe)’’, octobre 2016. Ce guide, rédigé par le ministère de la Défense français, est destiné aux États candidats à une contribution militaire ou policière aux Opérations de maintien de la paix (OMP) des Nations unies. Il leur détaille la procédure de génération de force de l’Organisation des Nations unies (ONU).