Les États membres de l’Union africaine (UA) ont décidé, en marge du sommet extraordinaire de l’UA pour la mise en œuvre des réformes internes, de « revigorer » le Fonds de la paix de l’Union africaine créé en 1993, afin de permettre à l’organisation de financer rapidement ses initiatives en faveur de la paix sur le continent. Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, Smail Chergui, a affirmé que cette décision des États membres exprimait « leur besoin de recouvrir leur dignité par rapport à la dépendance exagérée des partenaires étrangers ». Il a expliqué qu’une installation des institutions de ce Fonds est prévue, afin d’assurer la traçabilité et la transparence dans sa gestion, permettant de renforcer la volonté des États membres de l’UA d’y contribuer.

Selon Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement, et actuel « haut représentant » pour le financement de l’Union, ce fond devrait essentiellement soutenir des actions préventives, comme les missions d’information et de médiation. Les opérations de maintien de la paix ou de reconstruction des États, ne devraient pas faire partie des actions financées à l’aide de ce mécanisme.

Ce qui laisse ouverte la question du financement pérenne et prévisible du maintien de la paix ; qui reste pourtant un défi majeur dans le contexte actuel de baisse des contributions des États-Unis, premiers contributeurs au budget onusien.

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