Le séminaire francophone d’Abidjan sur l'appropriation de la « Déclaration d'engagements communs », relative aux opérations de maintien de la paix des Nation unies, a tenu toutes ses promesses.

Organisé par l’Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix, en collaboration avec le "Programme pour le dialogue sur la sécurité en Afrique subsaharienne (SIPODI) de la Fondation Konrad Adenauer", ce séminaire a réuni le 22 mai 2019 une soixantaine de personnes dans la capitale économique ivoirienne.

Des experts et praticiens du maintien de la paix, des diplomates et conseillers militaires des missions, des chercheurs et membres des organisations régionales africaines, des représentants d’organismes privés ou régionaux dédiés au renforcement des capacités, etc., étaient conviés à discuter des défis et propositions concrètes relatives à l’amélioration des performances du maintien de la paix.

La séquence introductive de la journée a permis au Directeur de Programme pour le dialogue sur la sécurité en Afrique subsaharienne (SIPODI) de la Fondation Konrad Adenauer, au coordinateur scientifique de l’Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix, puis aux Ambassadeurs du Canada, et de la France auprès de la Côte d’Ivoire, de mettre en perspectives les objectifs du séminaire.

Cette séquence introductive a été ponctuée par l’allocution du Ministre d’État et Ministre de la Défense de la Côte d’Ivoire, SEM Hamed Bakayoko portant sur la trajectoire emblématique du pays et sur la portée de la réforme initiée par le Secrétaire général Antonio Guterres afin de conduire tous les partenaires du maintien de la paix vers davantage d’excellence.

Pour rappel, le choix de la capitale économique ivoirienne, Abidjan, se justifiait par l’entrée de la Côte d’Ivoire au premier janvier de cette année, comme membre non permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU, mais aussi par la trajectoire du pays, marquée par son passage du statut de pays hôte d’une mission, à celui de contributeur au maintien de la paix des Nations unies.

Le séminaire proposait 4 panels de discussion couvrant :

  •   Un rappel succinct des attendus d’une contribution au maintien de la paix onusien ainsi que le partage des expériences et bonnes pratiques par trois profils de contributeurs : le Sénégal et le Maroc, comme contributeurs historiques du maintien de la paix onusien, et la Côte d’Ivoire dans son rôle de néo-contributeur ;
  •   Les défis de la formation en amont de l’envoi des troupes francophones, les pistes et exemples de partenariats triangulaires pour un renforcement capacitaire ;
  • Enfin le partenariat entre les Nations unies, l’Union africaine et les ses organisations sous-régionales.

Plusieurs personnalités de haut rang (voir le programme) ont pris part à ces panels de discussion. Ils ont apporté leur regard éclairant sur les initiatives et pistes d’actions concrètes que les pays francophones peuvent entreprendre pour soutenir les efforts d’amélioration des performances en matière de maintien de la paix, dans les différentes dimensions ciblées par les panels, tant pour la mise en œuvre des mandats que celui de la protection des civils, ou encore celui de la sous-représentation des femmes en uniforme de maintien de la paix.

La demi-journée du 23 mai a été consacrée à la visite de l'AK Camp, ancienne caserne de l’ONUCI au nord d’Abidjan, où sont préparés et équipés en vue de leur déploiement, les éléments du premier Bataillon Pilote Projetable (BPP), dans le cadre de contribution de la Côte d'Ivoire à la MINUSMA.

Photos, vidéos et compte rendu à venir...

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