Depuis le  1er décembre 2018, la Côte d’Ivoire assure la présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU, et ce pour un mois. Élue membre non-permanent du Conseil pour un mandat de deux ans (2018-2019), le pays entend mettre au centre de sa présidence le partage de son expérience en matière d’opérations de maintien de la paix onusiennes, et la problématique de la stabilité et du développement économique post-conflit. Une communication sur le thème « la reconstruction économique post-conflit, pilier de la consolidation et de la pérennisation de la paix et facteur de stabilité et de sécurité », est prévue ce 5 décembre, dans le cadre d’un débat présidé par Alassane Ouattara. Cette communication sera suivie d’un débat ministériel le 6 décembre sur les interrelations entre les acteurs étatiques, régionaux et internationaux.

Pendant treize ans, le pays a accueilli la Mission de maintien de la paix des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), qui s’est achevée le 30 juin 2017. Selon le ministre des Affaires étrangères ivoirien, Marcel Amon-Tanoh, le succès de cette mission s’explique par l’accent mis par le gouvernement ivoirien sur les capacités d’assurer lui-même la sécurité du territoire et des citoyens, et notamment sur les capacités financières.

Dans le cadre de sa présidence, la Côte d’Ivoire entend déposer trois projets de résolutions, l’un concernant le financement durable et prévisible des opérations de maintien de la paix africaines sur le continent, l’autre visant à promouvoir l’initiative « Action pour le maintien de la paix » du Secrétaire général de l’ONU, et enfin une résolution concernant la règle de droit dans les opérations de maintien de la paix.

A l’occasion d’une interview accordée à Pass Blue, l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire Kacou Houadja Léon Adom a évoqué la question de la réforme du Conseil de sécurité, en vue de l’attribution d’un siège de membre permanent au continent africain, affirmant que « c’est une question de négociation » et tout en rappelant que « d’ici 2050, la population de l’Afrique doublera, voire triplera, et qu’elle représentera 40 % de la population mondiale ».

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