8 décembre 2022

Le retour d’expérience francophone dans les opérations de paix : les défis de la mutualisation

Les armées africaines francophones ont pris, au cours de cette dernière décennie, une part croissante dans les opérations de paix en Afrique. […]

[… L]e retour d’expérience (RETEX), en tant que démarche rétrospective visant à analyser les atouts et écueils des engagements et opérations passées, en vue d’en tirer des enseignements et d’ajuster les pratiques, constitue un vecteur clé de la capacité d’adaptation des forces aux réalités mouvantes du terrain. Outil essentiel dans la préparation des armées contemporaines, le RETEX participe « à l’amélioration de l’efficacité opérationnelle des forces et à l’amélioration des capacités », en permettant notamment de répondre aux déficiences constatées et « d’agir sur la doctrine d’emploi des forces, l’organisation, les équipements et la formation ». La mise en œuvre d’un processus de RETEX à la suite de la participation à une OP est d’une importance évidente, de par les enseignements et amorces d’ajustements qu’elle offre pour une amélioration continue de la performance des contingents à déployer.

La présente note s’inscrit dans le prolongement de la réflexion amorcée dans le cadre du séminaire en ligne de l’Observatoire Boutros-Ghali sur « Le retour d’expérience francophone dans les opérations de paix onusiennes : le défi de la mutualisation ».

Après un retour succinct sur les éléments de définition du RETEX, la note se propose d’identifier les principaux écueils à une démarche de mutualisation des pratiques de RETEX entre contingents francophones. Elle s’attache ensuite à dégager les pistes pour une telle démarche d’externalisation et de partage de compétences, en partant des initiatives ou expériences innovantes de contributeurs ou d’organismes, dont les pratiques peuvent inspirer les contributeurs francophones qui ambitionnent le renforcement de la performance de leurs propres contingents.

 

Le retour d’expérience francophone dans les opérations de paix : les défis de la mutualisation

Plus de publications

Aïcha Pemboura, enseignante-chercheure, est titulaire d’un doctorat en science politique, spécialisée sur les questions de paix et sécurité et en particulier les questions de stratégie et de défense. Enseignante de relations internationales et d’études stratégiques à l’Université de Yaoundé II, elle enseigne par ailleurs à l’École Supérieure Internationale de Guerre (ESIG). Ses cours portent entre autres sur l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) et sur la force africaine en attente (FAA). Elle est directrice de séminaire de Géopolitique de la Défense à l’Ecole Militaire Interarmées du Cameroun et instructrice à l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye de Bamako (EMP) au Mali depuis 2015.

Par ailleurs, elle est enseignante dans le programme de master en maintien de la paix et reconstruction post-conflit du Centre d’Analyse et de Recherche sur l’espace sahélo-saharien (CARESS)/EMP. Depuis 2016, elle est formatrice en gestion des conflits pour les soldats de la paix à l’United State Institute of Peace (USIP) - GPOI (USA) où elle a formé des contingents du Burkina, du Bénin, de la Guinée, du Tchad, et du Cameroun. Directrice Exécutive du Centre d’Études en Stratégie, Sécurité et Développement (CESSED), elle enseigne également au Centre d’excellence de l’Union africaine et de la CEEAC et intervient dans le master en paix et sécurité à l’Université de Maroua (Cameroun).

Plus de publications

Michel Luntumbue est licencié en Sciences politiques et Relations Internationales et chargé de recherche au GRIP. Ses travaux portent sur les problématiques de l’amélioration de la sécurité humaine, la prévention des conflits, le renforcement de l’état de droit dans les pays d’Afrique centrale et occidentale, mais aussi sur le rôle des institutions régionales africaines, et l’architecture africaine de paix et sécurité (APSA). Michel Luntumbue a assuré également, de 2013 à 2016, la coordination scientifique de l’Observatoire pluriannuel des enjeux sociopolitiques et sécuritaires en Afrique équatoriale et dans les îles du golfe de Guinée, financé par la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS, France). Depuis 2017, il assure, la coordination scientifique de l’Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix.

Suivez-nous

526FansJ'aime
506SuiveursSuivre
259AbonnésS'abonner

Dernières publications