26 novembre 2022

Vidéo – Wébinaire : La coopération militaire UE-Afrique et la facilité européenne pour la paix : regards croisés

Après de longues et difficiles négociations, l’Union européenne (UE) a réussi à mettre au point un nouvel instrument financier destiné à étendre ses pouvoirs en matière d’assistance militaire : la Facilité européenne pour la paix (FEP).

Grâce à ce nouvel outil, l’UE pourra désormais compter sur deux nouvelles compétences qui, jusqu’à présent, lui faisaient défaut. Premièrement, elle pourra transférer des équipements militaires – y compris létaux – à ses partenaires, chose qui lui était interdite sous le régime de l’ancienne Facilité de soutien à la paix pour l’Afrique (FAP). Deuxièmement, elle pourra entamer des coopérations militaires à un niveau bilatéral, alors qu’auparavant elle était censée soutenir uniquement les opérations de paix multilatérales menées sous l’égide de l’Union africaine (UA).

Ces nouvelles ambitions n’ont pas fait l’unanimité à Bruxelles, loin de là. L’idée qu’une organisation comme l’UE puisse financer le transfert d’armements à un pays tiers et qu’elle puisse soutenir un partenaire africain sans passer préalablement par l’UA n’allait pas de soi. Les discussions à ce sujet ont été houleuses, avant qu’elles n’aboutissent à un compromis alambiqué arraché fin de décembre 2020. Que pensent de ces enjeux les pays potentiellement récipiendaires de la Facilité européenne ? L’Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix et le Programme de dialogue de politique sécuritaire en Afrique subsaharienne (SIPODI) de la Fondation Konrad Adenauer voudraient élargir ce débat très « bruxellois » aux pays africains. Quels sont leurs besoins concrets et comment voient-ils la Facilité ? Plus généralement, comment envisagent-ils leur coopération militaire et sécuritaire avec l’UE ?

Pour répondre à ces questions, la Fondation Konrad Adenauer et l’Observatoire Boutros-Ghali ont décidé de rédiger quatre études. La première, déjà été publiée au moment du séminaire, analyse la Facilité et ses enjeux. La deuxième étude, parue après le séminaire, examine le point de vue africain au sujet des nouvelles ambitions de l’UE.

Ce séminaire s’insère entre la première et la deuxième étude. Il vise à présenter l’article concernant la Facilité européenne, dans le but de recueillir une première salve de réactions africaines et de lancer ainsi l’étude suivante, qui se focalisera cette fois-ci sur la manière dont la coopération militaire avec l’UE est perçue en Afrique.

Crédit photo : EUTM Mali/Bundeswehr/Andrea Bienert

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