8 décembre 2022

Dépasser les frontières ? Limites de l’approche stato-centrée de la MINUSMA face à la violence transnationale dans le Sahel

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), déployée depuis 2013, a été confrontée à une dégradation de la situation sécuritaire au Mali depuis son lancement, ainsi qu’à la propagation du terrorisme dans le Sahel. Les divers groupes islamistes, profitant de la faiblesse des États dans la région utilisent la porosité relative des frontières pour se procurer des revenus à travers le trafic, mais aussi comme opportunité spatiale afin d’échapper aux forces nationales et internationales présentes.

Si certaines de ces dernières ont la possibilité d’agir au-delà des frontières, ce n’est pas le cas de la MINUSMA. Celle-ci, dans la continuité de plus d’un demi-siècle de missions de maintien de la paix, voit son champ d’action limité au territoire d’un seul pays, le Mali. Pourtant, une tentative de conceptualisation régionale existe bel et bien au travers de la Stratégie intégrée des Nations unies pour le Sahel ; sans résultats probants. Une preuve en est le partage d’information extrêmement ténu entre la MINUSMA et les autres initiatives des Nations unies, comme les équipes de pays…

 

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Michel Liégeois est professeur de Relations internationales à l’Université catholique de Louvain (UCL). Il y préside l’Institut de Sciences politiques (ISPOLE) et mène ses recherches au sein du Centre d’étude des crises et des conflits internationaux (CECRI) au sein duquel il coordonne le programme de recherches « Maintien de la paix et de la sécurité internationale au XXIe siècle ».
Il est l’auteur de multiples publications et communications portant sur les opérations de paix, notamment sur leur dimension francophone. Ses nombreuses missions tant sur le terrain (République démocratique du Congo, Rwanda, Soudan…) ainsi qu’au sein des organisations (ONU, UA, OIF, Communauté économique des États du Sahara-Sahel) lui ont permis d’accumuler une expérience approfondie des questions du maintien de la paix et d’être consulté régulièrement sur celles-ci.

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Julien Strandt était étudiant en dernière année du double Master franco-allemand en Gouvernance internationale et européenne à Sciences Po Lille et à l’Université de Münster. Il a co-écrit cette note sur les limites de l’approche stato-centrée de la MINUSMA dans le cadre d'un stage de recherche réalisé au Centre d'étude des crises et des conflits internationaux (CECRI) de l'UCLouvain.

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