26 novembre 2022
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Accord d’appui opérationnel entre la MINUSMA et la force conjointe G5 Sahel

Le 8 décembre 2017, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité la résolution 2391 invitant le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, à mettre en place un accord technique entre les Nations unies, l’Union européenne et les pays du G5 Sahel. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) jouera un rôle d’intermédiaire entre les trois acteurs et sera chargée de fournir un appui logistique et opérationnel à la Force conjointe du G5 Sahel.

L’appui fourni aux forces armées des pays du G5 Sahel ne se fera que sur les zones d’opérations de la MINUSMA (c’est-à-dire le territoire malien), lorsque les soldats interviendront dans le cadre de la Force conjointe. L’appui comprendra une assistance sanitaire, un accès aux besoins de première nécessité (carburant, eau et rations de nourriture), et une aide du Génie onusien (matérielle et humaine) permettant à la Force conjointe d’établir de solides bases opérationnelles au Mali.

La résolution indique que les Nations unies seront « pleinement remboursées » via un dispositif de financement coordonné par l’Union européenne. Le chef de la MINUSMA reste libre d’accorder ou non cet appui en fonction des capacités dont il dispose et des conditions de sécurité dans lesquelles se trouve le personnel de la mission.

Enfin, la résolution indique que cet accord technique doit être vu comme une mesure temporaire puisqu’à terme, la Force du G5 Sahel doit devenir pleinement autosuffisante.

D’une part, certains pays du G5 Sahel (Mali et Mauritanie) se sont montrés déçus par le soutien accordé par la MINUSMA en termes d’équipements et de communication, mais aussi par le manque de robustesse de la résolution. Ces pays de la force du G5 Sahel, qui est censée atteindre sa pleine capacité opérationnelle en mars 2018, auraient souhaité obtenir un financement durable ainsi qu’un appui opérationnel sur l’ensemble de leur zone d’intervention. D’autre part, la France s’est félicitée pour cette mesure qui est un « véritable bond en avant » dans la résolution de la question sécuritaire au Sahel et dans le processus d’opérationnalisation de la force conjointe G5 Sahel, dont la première opération, intitulée « Hawbi », s’est déroulée en octobre 2017. Les États-Unis ont également loué « le caractère innovant » de la résolution.

Le Conseil de sécurité a demandé au Secrétaire général de lui rédiger un rapport sur les activités de la Force conjointe pour avril 2018, puis tous les six mois après cette date.

  • Source : Conseil de Sécurité, S/RES/2391, 8 décembre 2017.
  • Crédits image : MINUSMA
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