Dans un rapport adressé à l’Assemblée générale, intitulé « Restructuration du pilier paix et sécurité de l’Organisation des Nations unies » et publié le 20 octobre 2017, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, propose plusieurs mesures pour restructurer le Département des affaires politiques (DAP), le Département des opérations de maintien de la paix (DOMP) et le Bureau d’appui à la consolidation de la paix (BACP)...

Ces réformes ont notamment pour objectif de regrouper les ressources et les moyens opérationnels existants de manière plus rationnelle afin d’améliorer l’efficacité et la cohérence des opérations de maintien de la paix et des missions politiques spéciales...

Le Secrétaire général souhaite ainsi la mise en place de quatre entités bien distinctes : un Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix (DAFCP), un Département des opérations de paix (DOP), une structure politique et opérationnelle unique placée sous l’autorité des Sous-Secrétaires généraux à compétence régionale qui feraient des rapports aux sous-Secrétaires adjoints du DAFCP et du DOP, et enfin un Groupe permanent de hauts responsables représentants les sous-Secrétaires du DAFCP et du DOP qui seront placés sous la direction du Secrétaire général des Nations unies. Une coopération étroite sera nécessaire entre le DAFCP et le DOP, mais aussi avec les futurs Département de l’élaboration et de la mise en œuvre des stratégies et politiques de gestion (DEMOSPG) et le Département de l’appui opérationnel (DAO), qui seront bientôt mis en place dans le cadre de la réforme de la gestion. Cette meilleure coopération avec les départements de la gestion et de l’appui opérationnel « assurera la cohérence de tous les aspects liés aux opérations de terrain ».

En outre, Antonio Guterres insiste sur le fait que cette réorganisation structurelle doit être accompagnée par une évolution de la culture institutionnelle des Nations unies davantage centrée sur une approche holistique et intersectorielle du « pilier de la paix et de la sécurité ». Ainsi, il est nécessaire que les fonctionnaires onusiens collaborent davantage dans des domaines thématiques couverts par le Secrétariat et ses différents organes. Par ailleurs, le Secrétaire général des Nations unies s’est engagé à supprimer « les procédures lourdes qui entravent les prises de décisions onusiennes » et à simplifier « les procédures de routine » du DOP et du DAFCP qui seront très vite normalisées et mises en commun.

Enfin, parallèlement à la mise sur pied d’un solide dispositif d’évaluation « à 360 degrés », l’accent sera mis sur la formation et le perfectionnement du personnel.

Si elle a approuvé le plan de réforme, l’Assemblée générale a demandé au Secrétaire général de lui présenter, lors de la deuxième partie de la reprise de sa 72e session, un rapport détaillé sur la mise en œuvre de ses propositions concernant la réforme du pilier paix et sécurité. De plus, Antonio Guterres est prié de lui fournir des informations détaillées sur les fonctions, la structure et les effectifs nécessaires à la nouvelle architecture.

Source : Assemblée générale des Nations unies, A/72/525, 13 octobre 2017.

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