Le 11 septembre 2017, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution (rendue publique le 8 octobre) qui insiste sur l’importance de mettre en place une approche globale et coordonnée du multilinguisme dans le système des Nations unies. La résolution rappelle l’importance primordiale de traiter avec égalité l’utilisation des six langues officielles des Nations unies : l’anglais, le français, l’arabe, le chinois, l’espagnol et le russe.  À cette fin, plusieurs mesures seront mises en place pour éliminer l’écart entre l’emploi de l’anglais et celui des cinq autres langues... 

La résolution regrette  que tous les documents ne soient pas disponibles dans l’ensemble des langues officielles et  demande au Secrétaire général des Nations unies de prendre les mesures qui s’imposent. L’accent sera mis sur les appels d’offres, qui sont dans la plupart du temps rédigés exclusivement en anglais. Le Département de l’information du Secrétariat devrait se voir ajouter des effectifs afin que l’ensemble des documents soient rendus publics dans les six langues officielles, ce qui permettra d’augmenter la transparence et le soutien international aux activités onusiennes.

Par ailleurs, la résolution encourage le Département de l’information du Secrétariat a continuer de diffuser certains documents dans des langues non officielles afin d’atteindre un public aussi large que possible, et notamment de rehausser l’image des Nations unies auprès des populations locales. Enfin, la résolution prie le Secrétariat de traduire tous les documents de formation au maintien de la paix dans les six langues officielles de l’Organisation, de façon à ce que tous les États membres, en particulier les pays qui fournissent des contingents et des effectifs de police, puissent s’en servir.

Au niveau du recrutement et de la formation, puisque les interactions entre le personnel des Nations unies et les populations locales sont primordiales, le personnel onusien déployé doit posséder les compétences linguistiques pour dialoguer  avec les populations du pays d’intervention. Le processus de sélection du personnel doit être conforme à l’Article 101 de la Charte des Nations unies et doit donc davantage prendre en compte le critère linguistique. Les versions révisées des manuels de recrutement, disponibles exclusivement en anglais jusqu’à aujourd’hui, devront être publiées dans les six langues officielles.

Les fonctionnaires des Nations unies sont vivement encouragés à participer à des formations linguistiques qui sont mises à leur disposition. La résolution prie le Secrétaire général de veiller à ce que ces derniers maîtrisent au moins une des langues de travail du Secrétariat, soit le français ou l’anglais.

Enfin, l’Assemblée générale des Nations unies s’est félicitée de la nomination d’un coordinateur chargé de l’application généralisée du multilinguisme à l’échelle du Secrétariat. La résolution insiste sur le fait que l’ensemble des bureaux et départements appuient pleinement l’action de ce dernier.

La résolution demande au Secrétaire général des Nations de lui faire un compte rendu sur la question du multilinguisme dans son prochain rapport. 

Source : Assemblée générale des Nations unies, A/RES/71/328, 9 octobre 2017.

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